« Ferme ton œil physique, afin de voir d’abord l’image avec l’œil spirituel. Puis fais surgir dans la lumière ce que tu as vu dans l’obscurité, pour que son effet agisse en retour, de l’extérieur vers l’intérieur. » Caspar David Friedrich

Dans mon travail, je cherche un espace où quelque chose peut advenir. La matière me permet d’approcher des zones que je ne connais pas encore, des formes qui se révèlent seulement lorsque je les laisse émerger. Je ne fabrique pas des objets : je me déplace à l’intérieur d’un processus qui me transforme autant que je le façonne.
Chaque pièce est une tentative d’ouverture. Une manière d’aller vers ce qui m’échappe, vers ce qui n’a pas encore de nom. Je travaille pour créer une relation — avec la matière, avec l’espace, avec ce qui se présente lorsque je cesse de vouloir contrôler. Je cherche sans savoir ce que je vais découvrir, et c’est dans cet inconnu que mon geste trouve sa nécessité.
“Close your physical eye, so that you may first see the image with your spiritual eye. Then bring forth into the light what you have seen in the darkness, so that its effect may work back from the outside to the inside.” Caspar David Friedrich

In my work, I look for a space where something can emerge. Clay allows me to approach areas I do not yet know, forms that reveal themselves only when I let them appear. I am not making objects; I am moving within a process that shapes me as much as I shape it.
Each piece is an attempt at opening. A way of reaching toward what escapes me, toward what has no name yet. I work to create a relationship — with the material, with space, with what arises when I stop trying to control. I search without knowing what I will discover, and it is within this unknown that my gesture finds its necessity.
